Politique
Dialogue national inclusif et souverain : la transition prolongée de deux ans
20 août – 8 octobre 2022 · Par La Rédaction
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Réunies à N'Djamena, les assises débouchent sur la prolongation de la transition et rendent Mahamat Idriss Déby éligible à la future présidentielle. Plusieurs plateformes d'opposition claquent la porte.
Ouvertes le 20 août 2022 à N'Djamena, les assises du Dialogue national inclusif et souverain réunissent pendant près de sept semaines des représentants de partis politiques, de la société civile, des confessions religieuses, des chefferies traditionnelles et de la diaspora.
Les travaux portent sur la forme de l'État, la réforme des institutions, la justice, la gouvernance des ressources naturelles et le calendrier électoral. Ils sont précédés d'un accord signé à Doha avec une partie des groupes politico-militaires, plusieurs d'entre eux ayant refusé de s'y associer.
Les résolutions finales, adoptées le 8 octobre, prolongent la transition de vingt-quatre mois supplémentaires et lèvent l'inéligibilité des dirigeants de la transition, ouvrant la voie à une candidature du président du CMT à la future présidentielle.
Plusieurs plateformes d'opposition et organisations de la société civile quittent la salle avant la fin des travaux, estimant que les conclusions étaient acquises d'avance. Elles annoncent des mobilisations pour contester la prolongation.
Le gouvernement met en avant l'ampleur de la participation et la nécessité de préparer sérieusement des scrutins crédibles : recensement, état civil, sécurisation des zones frontalières. Le calendrier ainsi fixé structurera l'agenda politique jusqu'aux élections de 2024.