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Société : Le cri du cœur du Centre culturel Koulsy Lamko pour la jeunesse tchadienne

20 août 2026 · Par La Rédaction

2 min de lecture— vue

Société : Le cri du cœur du Centre culturel Koulsy Lamko pour la jeunesse tchadienne
Photo : Centre culturel Koulsy Lamko
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Depuis le 10 août, la sixième édition d'une colonie de vacances entièrement gratuite bat son plein au Centre culturel Koulsy Lamko, sous la houlette de la Compagnie théâtrale Hadre Dounia. Un appel solennel est lancé au Gouvernement et aux mécènes pour soutenir ce sanctuaire d'éducation informelle.

Alors que les vacances scolaires creusent traditionnellement un fossé entre les familles nanties, capables d'offrir des loisirs onéreux à leur progéniture et les foyers modestes, un îlot de résistance solidaire fait des miracles. Depuis le 10 août dernier, le Centre culturel Koulsy Lamko, sous la houlette de la Compagnie théâtrale Hadre Dounia, bat son plein.

À sa tête, un infatigable veilleur d'ombres : Jean Kevin Ngangnodji, alias Hadre Dounia Wittack. Avec une poignée de passionnés, il pilote la sixième édition d'une colonie de vacances pas comme les autres. Ici, tout est entièrement gratuit. Une anomalie bienveillante dans un paysage où tout se paie, guidée par un credo bouleversant de simplicité : « Tout donner avec le cœur ».

L'oisiveté est le pire ennemi de la jeunesse désœuvrée en période de trêve scolaire. Pour contrer cette fatalité, le Centre Koulsy Lamko a choisi de transformer ses espaces en un véritable laboratoire d'autonomie. Loin des bancs théoriques de l'école formelle, les dizaines de jeunes vacanciers accueillis s'initient aux réalités de l'avenir à travers l'apprentissage des petits métiers comme une brique essentielle pour bâtir une autonomie financière future, le réveil artistique et créatif, à travers le théâtre, l'art et l'expression corporelle pour libérer la parole ; l'école du vivre-ensemble, forgeant la confiance en soi et le ciment du tissu social tchadien.

Malgré la noblesse de la mission, la réalité économique du terrain a des exigences que la seule bonne volonté ne peut plus combler. Faire vivre un tel sanctuaire d'apprentissage avec des « maigres moyens » relève chaque jour un peu plus de l'illusion. Le matériel s'étiole, les charges logistiques s'alourdissent et la fatigue gagne les encadrants qui portent cette lourde charge à bout de bras. C'est pourquoi un appel solennel et urgent est lancé aujourd'hui aux forces vives de la nation.

« Il y va de notre responsabilité collective. », lance Jean Kévin Ngangnodji au Gouvernement, à travers le Ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que le Ministère de la Culture. Ainsi, les institutions se doivent d'accompagner structurellement ceux qui font le travail de terrain de l'éducation informelle. Les personnalités publiques et les opérateurs économiques ne sont à occulter par leur mécénat et leur solidarité qui peuvent changer la donne. Pour que ce flambeau ne s'éteigne pas, chaque geste compte.

Soutenir le Centre culturel Koulsy Lamko aujourd'hui, ce n'est pas seulement financer des vacances utiles ; c'est offrir une seconde chance à des pans entiers de la jeunesse tchadienne, en faisant le pari de l'éducation et de la dignité contre la fatalité.

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