Politique
Chari-Baguirmi : Des dépenses jugées contestables sont évoquées
8 septembre 2026 · Par La Rédaction
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La gestion des affaires publiques dans la province du Chari-Baguirmi est au centre de vives interrogations. Transparence financière, utilisation des ressources publiques, respect des textes et fonctionnement des institutions provinciales : les sujets de préoccupation appellent désormais à des éclaircissements.
La gestion des affaires publiques dans la province du Chari-Baguirmi est au centre de vives interrogations. Transparence financière, utilisation des ressources publiques, respect des textes et fonctionnement des institutions provinciales sont autant de sujets qui alimentent les préoccupations et appellent désormais à des éclaircissements.
Les regards se tournent notamment vers la gestion des budgets 2025 et 2026 du Conseil provincial. Des dépenses jugées contestables sont évoquées et font l'objet de demandes de justification et de documents permettant d'établir clairement la destination des fonds engagés. L'objectif affiché est de faire toute la lumière sur l'utilisation des ressources publiques.
Dans le même temps, des interrogations portent sur l'intervention d'anciens responsables du Comité de Gestion des 5 % des revenus pétroliers dans les affaires provinciales. La question de leurs éventuelles responsabilités et de leurs limites d'intervention est ainsi posée, dans un contexte où la séparation des rôles et le respect des procédures apparaissent comme des enjeux majeurs de gouvernance.
Plus sensible encore, plusieurs dizaines de millions de FCFA, voire une somme proche de la centaine de millions selon les allégations avancées, seraient concernés par des dépenses ou utilisations dont la traçabilité est mise en doute. Ces montants, qui restent à confirmer par une vérification officielle, renforcent les appels à un audit indépendant de la gestion financière du Conseil provincial. Une telle démarche permettrait de déterminer la réalité des faits, l'utilisation effective des fonds et, le cas échéant, les responsabilités engagées.
La conformité de certaines décisions administratives fait également débat. La nomination du Secrétaire Général du Conseil provincial est notamment soumise à une demande de vérification au regard de la Loi N°14/CNT/2024, en particulier son article 25. L'arrêté N°003/PCB/CP-CB/PC/2026 pourrait également être remis en cause si les conditions légales requises ne sont pas réunies.
Au-delà des personnes et des différends, c'est donc la question de la gouvernance publique qui se retrouve au premier plan. Les demandes formulées portent essentiellement sur la transparence, la justification des dépenses, le respect des textes, la protection du patrimoine public et la reddition des comptes.
Les conseillers provinciaux sont, pour leur part, appelés à exercer pleinement leur mandat et à veiller à la défense des intérêts de la population. Car au-delà des accusations et des prises de position, une seule exigence semble désormais s'imposer : que toute la lumière soit faite sur la gestion des ressources publiques et que les responsabilités soient établies sur la base de faits vérifiables.