Santé
Tchad : Face au choléra, chaque geste compte
8 septembre 2026 · Par La Rédaction
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Le choléra est officiellement déclaré au Tchad depuis le 18 juin 2026. Les principaux cas ont été enregistrés dans le district sanitaire de Karal, dans la province du Hadjer-Lamis, mais également à N'Djamena et dans la province du Lac. Des mesures simples permettent de réduire considérablement les risques de contamination.
Le choléra est officiellement déclaré au Tchad depuis le 18 juin 2026. Les principaux cas ont été enregistrés dans le district sanitaire de Karal, dans la province du Hadjer-Lamis, mais également à N'Djamena et dans la province du Lac. Le pays n'en est pas à sa première confrontation avec cette maladie. Ces dernières années, plusieurs provinces de l'Est, notamment le Ouaddaï et le Sila, ont déjà été touchées par des flambées de choléra.
La maladie continue de progresser particulièrement dans les zones où l'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement demeure limité. Pourtant, des mesures simples permettent de réduire considérablement les risques de contamination.
Le choléra est une infection causée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet principalement par la consommation d'eau contaminée, notamment provenant de puits non protégés, de rivières ou de mares non traitées. La contamination peut également survenir à travers des aliments souillés, en particulier lorsqu'ils sont mal protégés ou insuffisamment cuits, ainsi que par des mains sales après le passage aux toilettes ou avant la préparation et la consommation des repas.
Certains symptômes doivent immédiatement alerter. Une diarrhée brutale, abondante et très liquide, souvent comparée à de « l'eau de riz », des vomissements répétés, une soif intense ou encore une grande fatigue peuvent être des signes de choléra.
Face à une diarrhée soudaine et abondante, il est fortement recommandé de ne pas attendre et de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche. Le choléra peut provoquer une déshydratation sévère et entraîner la mort en quelques heures lorsqu'il n'est pas pris en charge rapidement. À l'inverse, une prise en charge précoce permet généralement d'éviter les complications graves.
La prévention repose avant tout sur des gestes quotidiens. Il est essentiel de se laver régulièrement les mains avec de l'eau propre et du savon, notamment avant de manger, avant de préparer les repas et après être allé aux toilettes. L'eau destinée à la consommation doit être potable ou, en cas de doute sur sa qualité, bouillie ou traitée avant utilisation.
Les fruits et légumes doivent également être soigneusement lavés avant leur consommation ou leur préparation. Il est par ailleurs conseillé d'éviter les aliments vendus dans la rue lorsqu'ils sont mal couverts ou insuffisamment cuits. La propreté de l'environnement joue aussi un rôle important : il faut limiter les eaux stagnantes, éliminer correctement les déchets et privilégier l'utilisation des latrines plutôt que la défécation à l'air libre.
La lutte contre le choléra ne repose toutefois pas uniquement sur les comportements individuels. Dans les quartiers et les communautés exposés, la vigilance collective peut contribuer à freiner rapidement la propagation de la maladie. Informer ses proches, sensibiliser les voisins et partager les bonnes pratiques peuvent permettre d'éviter de nouvelles contaminations.
Face au choléra, chaque geste compte. Se protéger, protéger sa famille et sensibiliser son entourage constituent des moyens essentiels pour limiter la propagation de la maladie.
En cas de diarrhée soudaine et abondante ou de symptômes suspects, n'attendez pas : rendez-vous immédiatement au centre de santé le plus proche.