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Tchad : la filière coton au cœur d'un atelier pour une relance durable et concertée

16 septembre 2026 · Par La Rédaction

3 min de lecture— vue

Tchad : la filière coton au cœur d'un atelier pour une relance durable et concertée
Photo : CotonTchad SN — Olam Agri
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Un atelier de réflexion s'est ouvert ce mercredi à N'Djamena autour du thème « Redynamiser le secteur coton à travers une approche partenariale, au profit des communautés et d'une production durable ». Producteurs, pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers et société civile sont réunis pour deux jours de travaux sur une filière stratégique pour l'économie tchadienne.

Un atelier de réflexion consacré à la redynamisation de la filière coton s'est ouvert ce mercredi à N'Djamena, autour du thème : « Redynamiser le secteur coton à travers une approche partenariale, au profit des communautés et d'une production durable ».

Durant deux jours, producteurs, organisations professionnelles, représentants des pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers, agences des Nations Unies, organisations de la société civile, secteur privé et acteurs de la certification « Cotton made In Africa (CmiA) » sont réunis pour réfléchir aux moyens de renforcer durablement une filière considérée comme stratégique pour l'économie tchadienne.

La cérémonie d'ouverture a été marquée par l'intervention du Directeur général de la CotonTchad SN, Ibrahim Malloum, qui a insisté sur la nécessité d'une mobilisation collective autour de la filière. Dans son discours, le responsable a rappelé que le coton ne constitue pas seulement une culture agricole, mais représente également une histoire, une économie, un mode de vie et un véritable levier de développement.

Selon les éléments présentés lors de l'ouverture, environ 3,5 millions de personnes tirent l'essentiel de leurs revenus de la filière coton. Autour du coton gravitent notamment les producteurs, commerçants, transporteurs, artisans et transformateurs, faisant de cette activité l'un des secteurs importants de l'économie rurale.

Pour Ibrahim Malloum, le coton joue également un rôle central dans l'agriculture tchadienne. Il constitue une source de revenus pour de nombreux ménages ruraux et facilite l'accès des producteurs aux intrants agricoles, à l'encadrement technique et à certaines innovations destinées à améliorer la productivité. Le directeur général de CotonTchad SN a toutefois tenu à rappeler que le coton ne doit pas être considéré comme une monoculture. Il le présente plutôt comme une « locomotive » permettant aux producteurs de développer d'autres spéculations, notamment le maïs, les céréales, l'arachide ou encore le sésame.

Les travaux de l'atelier s'articulent autour de trois axes majeurs : le renforcement de l'engagement des producteurs, l'application des bonnes pratiques agricoles et le développement communautaire, avec une attention particulière accordée aux femmes et aux jeunes. La question de la durabilité occupe une place centrale dans les échanges. Changements climatiques, fertilité des sols, attentes des consommateurs en matière de traçabilité et de responsabilité sociale : autant de défis auxquels la filière doit désormais répondre.

CotonTchad SN, en collaboration avec Olam Agri et ses différents partenaires, affirme avoir engagé depuis plusieurs années des initiatives portant notamment sur la promotion des bonnes pratiques agricoles, l'amélioration des conditions de vie des communautés productrices, le soutien à l'autonomisation des femmes, la lutte contre le travail des enfants et la préservation des ressources naturelles.

« Aucun acteur, aussi engagé soit-il, ne peut relever les défis seul », souligne en substance le discours du directeur général, qui appelle à une action concertée entre producteurs, institutions publiques, partenaires techniques et financiers, société civile et secteur privé.

L'objectif est donc de dépasser les seules préoccupations liées à la production pour prendre en compte l'ensemble de l'écosystème cotonnier : revenus des producteurs, qualité du coton, santé des sols, infrastructures, développement local, inclusion des femmes et des jeunes, mais également compétitivité de la filière.

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