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Coopération franco-tchadienne

Sans présence militaire française au Tchad, quelle forme prendra la coopération sécuritaire ?

13 octobre 2026 · Par La Rédaction

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Sans présence militaire française au Tchad, quelle forme prendra la coopération sécuritaire ?
Photo : Présidence de la République du Tchad
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Le 29 janvier 2026, le Président de la République Mahamat Idriss Déby Itno était reçu à l'Élysée. Les deux chefs d'État promettaient alors un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés ». Neuf mois plus tard, les voici de nouveau face à face, avec au programme la coopération économique et sécuritaire, ainsi que les enjeux régionaux et internationaux.

Le 29 janvier 2026, le Président de la République Mahamat Idriss Déby Itno était reçu à l'Élysée. Les deux chefs d'État promettaient alors un « partenariat revitalisé, fondé sur le respect mutuel et des intérêts partagés ». Neuf mois plus tard, les voici de nouveau face à face, avec au programme la coopération économique et sécuritaire, ainsi que les enjeux régionaux et internationaux. Ce second rendez-vous dit quelque chose du chemin parcouru, et de celui qui reste.

Rappelons le point de départ. N'Djamena avait rompu abruptement l'accord militaire en novembre 2024, ce qui a conduit au départ des derniers soldats français. Les propos de Macron sur « l'ingratitude » des Africains, en janvier 2025, avaient aggravé le froid. Qu'un dialogue se soit rétabli en un an est déjà notable. Le Tchad cherche des financements et des investisseurs. De son côté, Paris veut « adopter un prisme économique et culturel » avec les pays africains. Les intérêts coïncident, mais la question est celle des résultats concrets : projets signés, investissements engagés, appui auprès des bailleurs multilatéraux.

C'est le point le plus délicat. Sans présence militaire française, quelle forme prendra la coopération sécuritaire : formation, renseignement, équipements ? Dans un Sahel instable, le Tchad reste un acteur clé, et Paris a intérêt à ne pas perdre ce lien. N'Djamena, lui, veut une relation où la souveraineté n'est pas négociable.

Cette rencontre confirme que la relation est réparée sur le plan politique. Reste à prouver qu'elle est devenue utile aux Tchadiens.

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