Tribune
Le ministre de l'enseignement supérieur rejoint nos propositions sur la réforme de l'éducation
15 septembre 2026 · Par Me TIZI Joël
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Le 25 août dernier, par une lettre ouverte aux Ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, nous alertions sur l'urgence de réformer le système éducatif tchadien. Quelques jours plus tard, le ministre de l'Enseignement supérieur tenait des propos qui font écho à nos préoccupations. Une convergence encourageante, preuve que le dialogue entre la société civile et le sommet de l'État peut fonctionner.
Le 25 août dernier, à travers une lettre ouverte adressée aux Ministères de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, nous alertions sur l'urgence de réformer le système éducatif tchadien encore largement calqué sur un modèle hérité d'une autre époque. Notre message était clair : le Tchad ne peut plus se permettre de former principalement des demandeurs d'emploi ; il doit former des producteurs, des professionnels compétents, des entrepreneurs, des techniciens et des innovateurs, en rapprochant l'école du monde professionnel et de la vie économique réelle.
Quelques jours plus tard, Dr Sitack Yombatina, Ministre de l'Enseignement supérieur, a tenu des propos qui font écho, presque mot pour mot, à cette préoccupation. Il a affirmé la nécessité de rapprocher l'université du monde professionnel, de développer les compétences pratiques et d'encourager l'entrepreneuriat et l'innovation chez les jeunes diplômés.
Cette convergence n'est pas anodine. Elle montre que lorsque la société civile s'exprime avec rigueur et propose des pistes concrètes, ses idées peuvent trouver un écho jusqu'au sommet de l'État. C'est une preuve encourageante que le dialogue entre les autorités et les citoyens engagés peut fonctionner, et que nos dirigeants suivent, lisent et intègrent les contributions de la société civile dans leur réflexion.
Nous saluons cette prise de position du Ministre et l'encourageons à aller plus loin : au-delà des déclarations, c'est bien une transformation structurelle du parcours scolaire, de l'école primaire à l'université, qui doit désormais se concrétiser. Nous resterons vigilants et continuerons, en tant que société civile, à proposer, interpeller et accompagner cette dynamique de réforme dans l'intérêt de la jeunesse tchadienne.