Une vive controverse entoure la mission annoncée de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR) à Léré. Des critiques émanant de responsables et sympathisants du Parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad (PRET) dénoncent une démarche qu’ils jugent « improvisée » et « déconnectée des réalités du terrain ».
Au centre des accusations figurent les termes de référence (TDR) de la mission, qui évoqueraient des ralliements et des objectifs chiffrés définis à l’avance. Les détracteurs estiment qu’une adhésion politique ne saurait être « programmée sur papier » sans un véritable travail de proximité avec les populations locales.
Autre point soulevé : la désignation de Justin Tao comme chef de mission. Certains observateurs rappellent son passage du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) à l’UNDR, y voyant une illustration de la « transhumance politique » régulièrement dénoncée dans le paysage politique tchadien. Pour les critiques, cette trajectoire affaiblirait la portée des discours sur la fidélité et l’engagement partisan.
De son côté, le PRET affirme privilégier une approche basée sur la constance, l’implantation locale et la mobilisation progressive, sans « mise en scène ». Ses responsables soutiennent que les populations de Léré restent attentives aux actions concrètes plutôt qu’aux annonces.
Cette séquence est pour une fois de plus, la compétition croissante entre formations politiques sur le terrain, dans un contexte marqué par des stratégies de repositionnement et de reconquête des bases militantes. À Léré comme ailleurs, la bataille pour l’adhésion populaire se joue autant sur la crédibilité que sur la capacité d’organisation.

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