Pressions politiques : le parti Tchad Uni alerte sur un climat de répression

Dans un communiqué rendu public, le parti d’opposition Tchad Uni, dirigé par Mahamat Zene Cherif, tire la sonnette d’alarme sur ce qu’il décrit comme une dégradation préoccupante de l’environnement politique au Tchad. Le document fait état de multiples actes de pression visant ses responsables et militants, dressant le portrait d’un climat marqué par l’intimidation et l’insécurité.

Selon le parti, ses membres seraient confrontés à des menaces de mort, des risques d’enlèvements, des agressions physiques, ainsi qu’à des filatures régulières et des écoutes illégales. Le communiqué évoque également des sabotages de locaux, des coupures arbitraires d’eau et d’électricité, et la présence d’hommes armés non identifiés devant le siège du parti et aux abords des domiciles privés de certains responsables. Pour Tchad Uni, ces faits traduisent une stratégie délibérée de harcèlement visant une formation politique qui se revendique indépendante du pouvoir en place.

Au-delà de ce parti, le communiqué met en lumière un climat politique général fondé sur la coercition. Des militants travaillant dans le secteur public et parapublic feraient face à des sanctions professionnelles, tandis que de jeunes diplômés se verraient refuser l’accès à l’emploi en raison de leurs engagements politiques. Le parti affirme également que des commerçants et opérateurs économiques proches de Tchad Uni subissent des confiscations injustifiées de biens et une exclusion des marchés publics. Ces pressions s’étendraient désormais aux provinces, villages et campements nomades, suggérant une répression à l’échelle nationale et non plus limitée à la capitale, N’Djamena.

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