À l’occasion du 1er janvier
Monsieur le Président,
En ce 1er janvier, journée universelle de renouveau et de réflexion, nous avons choisi de vous adresser cette lettre sans hostilité politique, mais avec franchise et responsabilité. Car aimer son pays, c’est parfois dire ce qui dérange.
Monsieur le Président, le peuple tchadien vous aime autant qu’il vous déteste. Il vous aime parce qu’il espère encore. Il vous déteste parce qu’il a le sentiment que vous avez parié sur son avenir, vendu ses aspirations et bradé son pays au profit d’un système fermé, injuste et sans vision collective. Aujourd’hui, le Tchad est un pays riche, mais peuplé de pauvres.
La jeunesse est sacrifiée. L’école est abandonnée. La santé est devenue un privilège. La justice est sélective. La corruption est institutionnalisée. Le citoyen tchadien ne se sent plus protégé par l’État, mais dominé par lui.
Monsieur le Président, l’histoire est implacable avec les dirigeants qui refusent d’écouter leur peuple. Beaucoup, avant vous, ont cru que le pouvoir suffisait, que la force remplaçait la légitimité. Ils ont tous été rattrapés par le rejet populaire et le jugement du temps. Ce ne sont pas des menaces, mais des leçons historiques que l’Afrique et le monde ont déjà vécues.
Vous avez encore un choix :entrer dans l’histoire comme un réformateur courageux, ou comme un dirigeant qui n’a pas su rompre avec les erreurs du passé. Des solutions existent encore :
- ouvrir un dialogue national sincère et inclusif,
- garantir une justice indépendante,
- restaurer les libertés publiques,
- Lutter réellement contre la corruption,
- investir massivement dans la jeunesse, l’éducation et l’emploi,
- bâtir des institutions fortes, au service du peuple et non d’un clan.
Monsieur le Président,Le Tchad n’a pas besoin d’un homme craint, mais d’un dirigeant respecté et légitime.Il n’a pas besoin de discours, mais d’actes courageux.Chaque jour perdu coûte une génération entière.Le 1er janvier peut être un tournant. Mais l’histoire n’attend pas éternellement bientôt on va récupérez ce pays de vos mains .
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression d’une interpellation citoyenne, pacifique pour une journée de treve politique et responsable.
Hadjaro AlwaliJournaliste – Écrivain Coordinateur du Collège Politique des Activistes Tchadiens du Canada
Porte-parole du Parti Socialiste Sans Frontières (PSF) – Canad

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