Koumra : Alladabaye Ngaryanan remercie ses camarades MPS pour sa désignation

Dix jours après son installation à la tête du Mouvement Patriotique du Salut du Mandoul par le Secrétaire Général National 1er adjoint chargé de l’administration du parti Dr Issa Doubragne, le nouveau S.G.P du MPS dans le Mandoul a organisé une cérémonie de remerciement et de reconnaissance à l’honneur de ses camarades militants et militantes devant son domicile, ce samedi 31 janvier 2026.

Une cérémonie jalonnée des témoignages des militants ainsi que ses compagnons de lutte du groupe de soutien dénommé  » Pigeon », un groupe qui a soutenu le M.P.S dès les premières heures à koumra dans le Mandoul.

Prenant la parole, l’ancien SGP Mountangué Miangarkôh a salué la présence de ses aînés aux côtés du nouveau SGP avant de donner son témoignage.

<< J’étais en classe de 6e que je voyais l’engagement de cet homme qui nous a poussés à intégrer le parti . Si Alladabaye arrive à la tête de ce parti c’est une récompense car il a été et demeure loyal dans ce parti.>>; raconte-t-il.

Son compagnon de lutte Nguetola Yota, après avoir fait l’historique de leurs parcours et engagements dans MPS, sans carte ni foulard; parcourant à cet effet des cantons à pied pour convaincre les populations à militer dans cette organisation politique.

Il a rappelé que ce groupe « le pigeon » a vu le jour en 1996 sous l’esprit de Alladabaye Ngaryanan et le mécanisme évoluait sur l’oral, se méfiant de la période où les hommes hors la loi armés peuplaient savane et forêt : << Nous faisions nos répétitions chaque jour devant la quincaillerie Le Roc. Dans la même année, koumra avait reçu la visite du feu Président de la République Idriss Deby Itno pour l’inauguration du château d’eau. Étant connaisseur de cette ville, Deby avait trouvé que c’est un vieux château. Énervé et prêt à ne plus s’intéresser de notre ville, c’est Alladabaye qui s’est jeté aux pieds du Président pour lui demander pardon au nom de la population, et Deby était consolé par ce geste. >>; a-t-il relaté.

Se sentant en confiance, il espère que le nouveau SGP va s’assumer pour que la population du Mandoul va recevoir des soins médicaux adéquats et la jeunesse va jouer dans un stade architectural.

Dans son mot de remerciement, Alladabaye Ngaryanan, le nouveau SGP de MPS Mandoul a reconnu que sa désignation est la réponse à l’attente des militants.

<< Mes frères et sœurs, la politique n’est pas faite pour s’entredechirer. Mais c’est l’art de convaincre. Pour ma part, j’invite tous les filles et fils du Mandoul à se retrouver autour d’une même table pour se demander pardon et de faire la vraie paix en mettant le Mandoul en premier lieu.>>; martela-t-il.

Il a demandé à ses camarades à se mettre au travail pour relever le défi en vue d’avoir des personnalités dans l’administration nationale ou le gouvernement.

Finissant ses propos, il a entonné ses chants composés en l’honneur de MPS et de son Président fondateur. Ce qui a galvanisé et ému l’assistance.

Cet événement hautement marqué par des danses traditionnelles du terroir a vu la présence des militants, parents ainsi que les sympathisants de la ville de koumra.

Koumra : la Commune tient sa session budgétaire 2026

La salle de réunion de la Mairie a accueilli l’ouverture de la session budgétaire ce vendredi 30 janvier 2026 en présence des conseillers communaux, responsables des organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers.

Dans son mot de bienvenue, le Maire de la ville de koumra Guerindjita Nahogban a affirmé que cette session marque un moment important de la vie de la collectivité : << Elle nous offre l’opportunité de procéder à l’examen minutieux de projet de budget afin de mieux répondre aux priorités de notre commune et aux attentes de la population.>>, a-t-il déclaré.

Ouvrant officiellement ladite session, le Secrétaire Général du Département de Mandoul Oriental Kamissa Kely a affirmé que le budget primitif constitue l’un des outils fondamentaux de planification et de gestion de la Commune : << Cependant, en raison des réalités économiques, des nouvelles priorités qui s’imposent et surtout les nouvelles réformes en matière de la décentralisation qu’a connu notre pays, il est indispensable d’instaurer un mécanisme efficace pour galvaniser le budget 2026 afin d’adapter nos prévisions à la réalité pour mieux répondre aux besoins pressants de nos populations et aux exigences de la bonne gouvernance locale >>, a-t-elle déclaré.

Elle reste convaincue qu’au terme des travaux, le conseil municipal sortira avec un budget réaliste et mieux orienté vers la satisfaction des attentes de la population, notamment en matière d’accès aux services sociaux de base, de développement économique et local et de renforcement des infrastructures communautaires.

Il faut noter que le présent projet est établi globalement en équilibre des ressources et charges à la somme de 722.118.982 FCFA contre 766.514.676 FCFA , soit une contraction de 6% représentant 44.395.694 FCFA.

Le Ndoungar

La rencontre Macron–Déby consacre la fin d’une relation sacralisée héritée de l’histoire

Après près d’un an de refroidissement marqué des relations entre Paris et N’Djamena, la rencontre du 29 janvier au Palais de l’Élysée entre le Président français Emmanuel Macron et le Président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, marque moins un retour à la normale qu’un réajustement stratégique imposé par les réalités géopolitiques.

Derrière le vocabulaire policé du communiqué conjoint, se dessine une relation profondément transformée, désormais débarrassée des automatismes historiques et recentrée sur des intérêts mutuels clairement redéfinis.

La crise diplomatique entre la France et le Tchad s’inscrit dans un contexte plus large de recul de l’influence française en Afrique sahélienne. Après les départs contraints du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris ne peut plus se permettre une marginalisation durable au Tchad, pays charnière entre le Sahel, l’Afrique centrale et la Corne de l’Afrique.

Pour N’Djamena, la rupture symbolique avec la France visait avant tout à affirmer une souveraineté diplomatique longtemps contestée. Un an plus tard, cette stratégie a produit ses effets : le Tchad revient à la table des discussions non plus comme un allié automatique, mais comme un acteur souverain, libre de ses partenariats.

L’insistance sur le domaine économique constitue l’un des points clés de la rencontre. La France cherche à préserver ses positions face à une concurrence accrue de la Chine, de la Turquie et des pays du Golfe. Le Tchad, quant à lui, attend des investissements concrets, des partenariats productifs et un transfert réel de compétences.

Cette évolution esr donc un changement de paradigme : l’aide et la protection cèdent progressivement la place à la négociation et à l’échange.

Filière Coton : La direction de Coton Tchad rassure et exhorte les producteurs de Bémian à intensifier la culture du coton

Le Directeur général adjoint de la Coton Tchad Abdelkrim Banda Ebiré a effectué, ce 27 janvier 2026, une visite de terrain à Bémian, dans la province du Logone Occidental. Cette mission visait à échanger directement avec les cotonculteurs sur les difficultés rencontrées et à les encourager à accroître la production cotonnière.

Lors des échanges, les producteurs ont exprimé leurs principales préoccupations, notamment la lenteur dans le paiement du coton, le retard dans la mise à disposition des intrants agricoles et le manque de moyens financiers pour s’en procurer. Des contraintes qui, selon eux, freinent l’engagement des paysans.

En réponse, le Directeur des opérations de Olam Agri Satinder Singh a rappelé que << la fixation du prix du coton ne relève pas uniquement de Coton Tchad. Elle est décidée par un comité tripartite regroupant l’État, la direction de l’entreprise et les représentants des producteurs>>. Il a précisé que la part de l’État « est de 30 000 francs CFA par sac » , tandis que le comité assume une responsabilité de plus de neuf francs sur le prix du coton.

Soulignant le rôle central des femmes, considérées comme les premières actrices de la production cotonnière, le DGA de la coton Tchad Abdelkrim Banda Ebiré a invité les groupements villageois à mieux s’organiser. Il a assuré que << les producteurs seront payés dès la vente de leur coton>>, tout en donnant des instructions fermes pour que les intrants soient prêts à temps et en les exhortant à labourer en quantité.

Le directeur général adjoint des opérations, Satinder Singh, a rassuré que des stocks d’intrants sont déjà disponibles à l’usine de Moundou et n’attendent qu’à être distribués avant d’éventuelles nouvelles commandes.

Le directeur général adjoint de Coton Tchad, Abdelkerim Banda Ebiré, a pour sa part, affirmé que cette visite n’est pas venue « mentir en présence des partenaires », précisant que des instructions claires ont été données aux chefs d’usine pour assurer des paiements en temps réel.

Concernant les dévastations des champs et les inondations, la direction a assuré que le délégué général du gouvernement et les forces de sécurité ont été instruits pour éviter de tels incidents.

Tchad : les lauréats des écoles publiques de santé protestent contre l’obligation de concours pour leur intégration

La Coordination nationale des Plateformes des lauréats de l’École Nationale des Agents Sanitaires et Sociaux (ENASS) de N’Djamena et des Écoles Provinciales de Santé Publique d’Abéché, Biltine, Moundou et Sarh a exprimé, le 17 janvier 2026 à N’Djamena, sa vive protestation contre une récente décision du gouvernement tchadien relative au recrutement dans la fonction publique

Selon la Coordination, cette décision impose désormais aux lauréats issus des écoles publiques de santé de se soumettre à un concours de recrutement pour leur intégration à la fonction publique. Une mesure jugée contraire à la Loi n°17 portant Statut général de la Fonction publique, laquelle prévoit l’intégration automatique des diplômés des écoles publiques de formation professionnelle.

Les représentants des lauréats estiment que cette exigence remet en cause les engagements pris par l’État tchadien, d’autant plus que ces formations ont été assurées sur fonds publics avec la garantie d’une intégration directe au service de l’État. Pour eux, l’instauration d’un concours supplémentaire constitue une injustice et une atteinte à leurs droits légitimes.

Face à cette situation, les lauréats formulent plusieurs revendications, notamment le retrait immédiat de la décision contestée, l’intégration automatique de tous les lauréats formés entre 2012 et 2025 conformément à la loi en vigueur, le respect des engagements de l’État et l’ouverture d’un dialogue constructif avec leur coordination.

Tchad : La quatrième édition du Conciliabule se tiendra le 17 janvier 2026 à l’ENA

Au cours d’une conférence de presse tenue ce 15 janvier dans les locaux de l’incubateur WenakLabs, le comité d’organisation du « Conciliabule », a annoncé que l’cte IV se tiendra le 17 janvier 2026 à l’École Nationale d’Administration (ENA). Cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des précédentes, tout en se voulant plus ambitieuse et plus inclusive.

Placée sous le thème « Accélérer la transformation numérique du Tchad : quels leviers pour un développement inclusif, productif et durable ? », cette grande messe entend mettre en lumière les défis, les enjeux stratégiques et les opportunités qu’offre le numérique dans un contexte national marqué par une forte jeunesse et une dynamique d’innovation en pleine émergence. L’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des experts du secteur numérique, des entrepreneurs, ainsi que de jeunes porteurs de projets, afin de favoriser un dialogue constructif autour de la modernisation de l’administration, des services publics et de l’économie tchadienne.

À travers panels, échanges et recommandations, Le Conciliabule Acte IV ambitionne de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes pour une transformation digitale inclusive et adaptée aux réalités du pays.

Avec cette quatrième édition, Le Conciliabule réaffirme sa vocation de plateforme d’échanges, de réflexion et de propositions, dédiée aux grandes mutations sociétales et technologiques qui façonnent l’avenir du Tchad.

l’État-Major Général des Armées reconnaît une dégradation de la situation sécuritaire dans le Moyen-Chari

Selon une déclaration télévisée, l’État-Major Général des Armées reconnaît une dégradation progressive de la situation sécuritaire dans la province du Moyen-Chari, où des groupes qu’il qualifient de bandits armés opéraient depuis un certain temps en toute « impunité ».

C’est dans ce contexte jugé critique que les Forces de Défense et de Sécurité ont été déployées afin de rétablir l’ordre. L’opération a conduit, le 13 janvier 2026, à un accrochage armé dans la zone du village Kono.

Selon la hiérarchie militaire, les forces engagées ont réussi à neutraliser les assaillants, leur infligeant plusieurs pertes humaines et des blessés. Toutefois, cette intervention n’a pas été sans coût pour les Forces de Défense et de Sécurité, qui ont enregistré trois morts et dix blessés dans leurs rangs.

Malgré ces pertes, le Chef d’État-Major Général des Armées assure que la situation est désormais maîtrisée, tout en indiquant que des opérations de ratissage se poursuivent afin de prévenir toute résurgence de l’insécurité et de rassurer durablement les populations civiles

Tchad : plus de 55 000 candidats attendus au concours national de la Police

Brève : A l’approche du concours national de recrutement dans la Police nationale, programmé pour le 14 février 2026 sur toute l’étendue du territoire tchadien, l’engouement est manifeste. Environ 55 000 candidats sont attendus pour prendre part aux épreuves, témoignant de l’intérêt croissant de la jeunesse pour les carrières au sein des forces de sécurité et de l’importance stratégique de ce recrutement pour le renforcement des effectifs de la Police nationale

Lettre ouverte à Mahamat Idriss Déby Itno

À l’occasion du 1er janvier

Monsieur le Président,

En ce 1er janvier, journée universelle de renouveau et de réflexion, nous avons choisi de vous adresser cette lettre sans hostilité politique, mais avec franchise et responsabilité. Car aimer son pays, c’est parfois dire ce qui dérange.

Monsieur le Président, le peuple tchadien vous aime autant qu’il vous déteste. Il vous aime parce qu’il espère encore. Il vous déteste parce qu’il a le sentiment que vous avez parié sur son avenir, vendu ses aspirations et bradé son pays au profit d’un système fermé, injuste et sans vision collective. Aujourd’hui, le Tchad est un pays riche, mais peuplé de pauvres.

La jeunesse est sacrifiée. L’école est abandonnée. La santé est devenue un privilège. La justice est sélective. La corruption est institutionnalisée. Le citoyen tchadien ne se sent plus protégé par l’État, mais dominé par lui.

Monsieur le Président, l’histoire est implacable avec les dirigeants qui refusent d’écouter leur peuple. Beaucoup, avant vous, ont cru que le pouvoir suffisait, que la force remplaçait la légitimité. Ils ont tous été rattrapés par le rejet populaire et le jugement du temps. Ce ne sont pas des menaces, mais des leçons historiques que l’Afrique et le monde ont déjà vécues.

Vous avez encore un choix :entrer dans l’histoire comme un réformateur courageux, ou comme un dirigeant qui n’a pas su rompre avec les erreurs du passé. Des solutions existent encore :

  • ouvrir un dialogue national sincère et inclusif,
  • garantir une justice indépendante,
  • restaurer les libertés publiques,
  • Lutter réellement contre la corruption,
  • investir massivement dans la jeunesse, l’éducation et l’emploi,
  • bâtir des institutions fortes, au service du peuple et non d’un clan.

Monsieur le Président,Le Tchad n’a pas besoin d’un homme craint, mais d’un dirigeant respecté et légitime.Il n’a pas besoin de discours, mais d’actes courageux.Chaque jour perdu coûte une génération entière.Le 1er janvier peut être un tournant. Mais l’histoire n’attend pas éternellement bientôt on va récupérez ce pays de vos mains .

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression d’une interpellation citoyenne, pacifique pour une journée de treve politique et responsable.

Hadjaro AlwaliJournaliste – Écrivain Coordinateur du Collège Politique des Activistes Tchadiens du Canada

Porte-parole du Parti Socialiste Sans Frontières (PSF) – Canad